1. La loupe est une des premières aides visuelles. Elle peut être avec éclairage intégré ou sans. Les loupes permettent de grossir un texte, une image de 2x à 15x.

Les loupes avec éclairage intégré offrent une meilleure luminosité et un meilleur contraste.

Les loupes non éclairantes sont également une aide précieuse car elles peuvent être pliantes, elles sont légères et donc facilement transportables. Associées à un éclairage ambiant, elles sont utilisées dans différents types d’activités domestiques et de loisirs.

 

2. Les aides optiques

 

Ce sont principalement

des verres filtrants ou

des lunettes équipées de verres très grossissants.

Les verres filtrants diminuent les éblouissements, augmentent les contrastes et améliorent le confort. Composés d’un matériau et d’une teinte spéciale, ils vont : sélectionner le flux lumineux, protéger contre les ultraviolets Ils sont une aide précieuse à l’intérieur (lumière artificielle : télévision, écran, éclairage magasin….) et à l’extérieur (lumière naturelle : réverbération, soleil). Seul le malvoyant est capable de choisir son filtre selon sa propre sensibilité.

Les lunettes équipées de verres très grossissants permettent de grossir jusqu’à 15x, de conserver les mains libres, de faire des observations très ponctuelles pour des activités quotidiennes (la distance de lecture ou d’écriture avec ces lunettes, sera très réduite). D’autres systèmes optiques existent montés sur lunettes ou tenus à la main, ils grossissent de façon plus importante (petits télescopes ou petite jumelle monoculaire). Leurs utilisations principales sont, en intérieur (télévision, cartes…) et en extérieur (nom de rue, horaires, prix en vitrine, théâtre musée…)

 

3. Les aides techniques

 

Ce sont l’éclairage et les pupitres, compléments indispensables aux aides optiques. Un bon éclairage permet de réduire le grossissement nécessaire et augmente la perception des contrastes, surtout pour les personnes âgées.

 

4. Les aides électroniques

Leur utilisation est multiple : lecture, écriture, observations d’objets, activités manuelles… Ce sont des caméras grossissantes avec écrans inclus ou séparés. Elles permettent : un agrandissement plus important que les aides optiques (3 à 50x) le réglage des contrastes et de la luminosité le choix d’un fond coloré selon la préférence de sensibilité.

Il existe :

Des caméras manuelles

Des vidéo-agrandisseurs électroniques compacts ou non, à plateau mobile (la caméra visant au dessus) : le texte ou l’objet est posé sur un plateau. Le malvoyant le déplace dans toutes les directions souhaitées. L’affichage s’effectue agrandi sur écran vidéo, placé soit au dessus soit à côté. Pour plus d’autonomie, il existe également des systèmes portables autonomes de plus petites tailles avec écran incorporé et batteries intégrées. Un agrandisseur vidéo de poche est un appareil très compact muni d’un petit écran (environ 10 cm), fonctionnant avec une batterie.

 

La rééducation de la basse vision

 

A partir de tests d´évaluation, est proposé au patient malvoyant, quand cela est possible, un travail de rééducation spécifique.

Ce travail porte sur la vision utilisable en pratique après recherche de la meilleure correction optique possible.

Il comporte :

a. une phase de compréhension par chacun de son atteinte visuelle et de prise de conscience de ses possibilités visuelles,

b. une stimulation de celles-ci par des exercices spécifiques de recherche, d´analyse et de reconnaissance visuelle,

c. l´étude des meilleures conditions d´environnement et d´éclairage,

d. la recherche d´aides optiques adéquates,

e. l´entraînement à une efficacité optimale, de près comme de loin, dans la reconnaissance et la prise de repères fiables pouvant aller dans certains cas à la reprise d´une certaine lecture en noir.

Cet entraînement des possibilités visuelles est, quand cela est réalisable, repris et utilisé dans tous les autres domaines de la rééducation.

 

La durée de la rééducation

 

La durée de la rééducation est variable, de quelques jours à plusieurs mois, selon chaque personne et tient compte des objectifs attendus comme des difficultés éventuellement présentes ou sur-ajoutées à la déficience visuelle.

Une étude menée sur une cohorte de 803 personnes hospitalisées dans l'Unitée 1 de l'établissement (soit le Centre des Ombrages de début 1986 à fin 1999) montre que la durée moyenne de la rééducation est en constante diminution depuis 1990 ainsi que la durée moyenne des séjours de rééducation (Tableau I). En effet, une rééducation peut être constituée d'un ou de plusieurs séjours selon les besoins, les souhaits et/ou les possibilités de chacun.

 

Les « aides visuelles » permettent aux personnes atteintes de malvoyance d’optimiser leurs capacités visuelles restantes afin d’accomplir plus facilement des activités de la vie quotidienne. En fonction des difficultés rencontrées et de l’utilisation souhaitée, le malvoyant pourra opter pour

 

Aides visuelles
CERMO.CERMO-info.Cours d'ophtamlologie.Membres.